By Fabrice Grognet; Mathilde de Lataillade
Outre-mers, t. 92, no. 344/345, p. 141-156(2004)
Abstract
L'ethnologie française a connu sa phase de professionnalisation dans les années trente sous l'impulsion de quelques chercheurs reconnus comme Marcel Mauss et Paul Rivet. L'anthropologue de cabinet laisse alors place à l'ethnologue de terrain. Dans un contexte colonial, le chercheur s'évertue à collecter des objets qui servent de témoins de l'existence de ces cultures sur le point de se transformer sous l'influence occidentale. La collection dûment documentée vient compléter les collections conservées au Musée d'Ethnographie du Trocadéro, seule institution scientifique et publique de la France coloniale. De cette période de pionniers, seules quelques figures emblématiques sont passées à la postérité. D'autres, à l'image de Thérèse Rivière, sont restées dans l'anonymat, sans avoir pourtant démérité, comme le prouve sa première mission de terrain en Algérie, en compagnie de Germaine Tillion et Jacques Faublée
Photographies de Thérèse Rivière
Suivi de: Elle a passé tant d'heures
By Fanny Colonna
Paris : Éditions de la Maison des Sciences de l'Homme
Alger : Office des Publications Universitaires
En décembre 1934, Thérèse Rivière arrivait dans l'Aurès (Algérie) pour une mission ethnographique du Musée de l'Homme à Paris, financée par l'Institut international des langues et des civilisations africaines (International Institute of African Languages and Cultures, l'actuel International African Institute) à Londres. Elle va vivre deux ans chez les Ath Abderrahman Kebbach avec lesquels elle parcourra plusieurs fois, au rythme réglé de leur transhumance saisonnière, les 50 kilomètres qu'ils possèdent. De ce travail, il reste peu de texte, une collection d'objets et les photographies qui ont été réunies dans cet ouvrage. La manière de voir de Thérèse Rivière l'apparente au mouvement photographique des années trente qui prend pour modèle les marginaux de la société en crise et électivement les paysans pauvres. Fanny Colonna y ajoute des informations sur Thérèse Rivière et la mission Aurès. En annexe: L'habitation chez les Ouled Abderrahman Chaouïa de l'Aurès, article par Thérèse Rivière paru dans la revue 'Africa', vol. 11, no. 3 (1938), p. 294-331.
Circoncisions, mariages et 'hiji' chez les Ouled Abderrahman
By T. Rivière; J. Faublée
Source : Études et documents berbères, 1991, no. 8, p. 63-77
Abstract
Les Ouled Abderrahman habitent dans le sud de l'Aurès, en Algérie. Ils sont des transhumants, éleveurs de chèvres et cultivateurs de céréales. Leur tribu est subdivisée en cinq fractions qui s'attribuent chacune un ancêtre commun: les Ouled Si M'hammed, les Ouled Daoud, les Ouled Si Ali Moussa, les Ouled Remili et les Ouled Khalllaf. L'article décrit la circoncision de deux cousins de la fraction des Ouled Khallaf et la célébration de deux mariages, l'un d'un membre de la fraction Remili avec une jeune fille de la fraction Si M'hammed, l'autre entre deux Ouled Remili. Les 'hiji', des "édifices" d'outres en couleurs spéciales, jouent un rôle central dans les deux cérémonies. L'article est fondé sur des recherches réalisées en 1935.

L'Habitation Chez les Ouled Abderrahman Chaouia de l'Aures
By : Therese Riviere
Africa: Journal of the International African Institute, Vol. 11, No. 3 (Jul., 1938), pp. 294-311.
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