By Salem Chaker
La langue berbère, ou tamazight, est présente à l'heure actuelle dans une dizaine de pays de l'ensemble Maghreb-Sahara-Sahel : Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte, Niger, Mali, Burkina-Faso et Mauritanie. Mais l'Algérie et le Maroc sont, de loin, les deux pays qui comptent les populations berbérophones les plus importantes. Signe fort de l'identité berbère face à l'arabisation, la langue berbère est riche d'une tradition orale qui a su intégrer les médias modernes. De plus, la renaissance volontariste de l'alphabet traditionnel, les tifinagh, a permis de suppléer à la mémoire collective, de traduire les œuvres majeures du patrimoine mondial et développer une littérature berbère qui répond à une forte demande.
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(Algérie) : le chaoui, tašawit
By Salem Chaker
Source : Encyclopédie berbère, fascicule VIII, 1990 : p. 1162-1169
Le dialecte berbère des Aurès (θašawiθ > hašawiθ, θaqbayliθ > haqbayliθ ; arabe : chaouia [šawiya]), le second d'Algérie par l'importance démographique, est sans doute l'un des plus mal connus parmi les grands dialectes berbères. La documentation publiée qui lui est consacrée reste des plus limitée : l'inventaire bibliographique fourni ci-dessous peut être considéré comme quasiment exhaustif. Beaucoup de ces titres sont d'ailleurs très vieillis et peu fiables, ou ne comportent que de courts fragments littéraires.
En fait, les deux seuls travaux conséquents et (relativement) récents sont le recueil de textes d'André Basset (1961) et l'étude syntaxique qui en a été tirée par Thomas Penchoen (1973), qui portent sur le parler des Aït Frah (Nord de Biskra, Aïn Zaatout). Le contraste avec la bibliographie consacrée au kabyle, le dialecte géographiquement le plus proche, est saisissant. Pendant toute la période coloniale française, les Aurès sont restés une région sous-administrée et sous-scolarisée, à l'écart des grandes voies de communication et d'information ; les élites locales de formation moderne y étaient pratiquement inexistantes et la Kabylie toute proche semble avoir détournée vers elle l'essentiel de l'attention scientifique des milieux universitaires français. Et la situation n'a guère évolué depuis l'indépendance : en matière de langue, les références parues depuis 1962 se comptent sur les doigts de la main.
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PS : Please note that Chaker's article appeared in 1990. His study does not include references published since then. Ounissi's books, Khelfa's book...etc. Please see Tashawit Biblio
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