Wednesday, August 13, 2008

Massinissa's news


Metta hallem/t,
Just wanted to let you know that MASSINISSA has a new album titled TWIZA*. I heard a couple of songs and it is fantastic! If you are not in Algeria, ask your family/friends to send you a copy or two. IT IS VERY IMPORTANT THAT WE SUPPORT OUR ARTISTS!

Enjoy and have a nice day.

Album Twiza*
1. Atcha Ya
2. Dhi Mazighen
3. Em ' Dhoregh
4. Hib Ghite
5. Je t'aime comme un enfant
6. L'ghorbeth
7. Saha Dhim Lwiz
8. Twiza

1 comment:

North Africa said...

La Kabylie brûle
16 août 2008

Aît Maouche (B’Gayet) ravagée par les incendies : Des villages évacués

En ce jeudi 14 août, une dizaine de foyers d’incendie se sont déclarés dans la commune rurale l Les flammes, attisées par le sirocco, se sont propagées rapidement pour dévaster des centaines d’hectares de vergers, d’oliveraies et de pinèdes l L’origine criminelle de ces incendies ne fait pas de doute chez les villageois.

B’Gayet : De notre bureau

Un paysage lunaire et des citoyens au bord du désespoir. Voilà le visage qu’offrait hier Aît Maouche, une commune rurale située au sud de la wilaya de B’Gayet. Cette localité, connue pour ses figues et ses olives, aura vécu l’une des journées noires de son histoire. Vers 11h, une dizaine de foyers d’incendies se sont déclarés simultanément, en divers points du territoire de la commune, à quelques minutes d’intervalle les uns des autres. Attisées par le violent sirocco qui n’a pas cessé de souffler durant toute cette journée caniculaire du jeudi, les flammes se sont propagées très rapidement pour avaler des centaines d’hectares de vergers, de figueraies, d’oliveraies et de pinèdes.

Malgré la forte mobilisation de la population et l’intervention de l’unité de la Protection civile de Seddouk, rejointe un peu plus tard par des renforts venus de B’gayet, la progression des incendies sur plusieurs fronts a fini par menacer neuf villages dont les populations ont été évacuées. Au village d’Iâmaren, l’un des plus touchés par la catastrophe, nous avons rencontré des paysans complètement ruinés. L’un d’eux, Fettal Abbes, a eu beaucoup de peine à cacher son émotion. Il a presque tout perdu. Son stock de foin, plus de 700 bottes, ses ruches, son verger, ses oliviers, ses figuiers, sa tuyauterie et son matériel agricole. Il ne lui reste que sa maison, épargnée par les flammes grâce à l’intervention des citoyens et des services de la Protection civile. « Je me suis sacrifié pendant des années et il ne me reste plus rien. Des années de labeur sont parties en fumée. Même d’ici à 10 ans, je ne pourrais pas refaire ce que j’ai perdu », dira-t-il, les larmes aux yeux, le regard perdu dans le paysage de cendres et de désolation environnant sa maison. D’autres citoyens viendront appuyer ce constat amer et ce sentiment d’abandon que ressent la population après la série de catastrophes que la région a connue.

En effet, après les criquets d’il y a deux ans, le séisme de 2000 qui a détruit un peu plus de 1500 maisons, voilà les incendies qui obligent beaucoup d’agriculteurs et d’éleveurs à mettre un genou à terre. Rencontré au seuil d’une maison dont les murs ont été léchées par les flammes, un vieil homme triste mais digne dira que c’est la pire des catastrophes qu’il a connues au terme d’une vie vouée au dur labeur de la terre. « Personne ne se rappelle de notre existence ici », lâche-t-il, amer. Laâla Aouchiche, qui exploite une ferme qui compte 150 vaches laitières, 50 génisses pleines et une quarantaine de veaux d’engraissement, a été également touché par le sinistre. Cet éleveur qui exploite, parallèlement à son élevage, plusieurs lopins de terre a perdu 3,5 hectares de pommiers. En compagnie du président de l’APC de Aît Maouche, Laidaoui Rabah, nous nous sommes rendus dans plusieurs villages touchés par les incendies de jeudi. Le constat chiffré est difficile à établir. Ce sont des centaines d’hectares, essentiellement de figuiers et d’oliviers, qui ont été ravagés par le feu.

C’est la principale et quasiment l’unique ressource de cette commune pauvre qui s’étend sur 95 km2. « Au bas mot, on peut évaluer les dégâts à près de 30 milliards de centimes », dira l’un des élus. Une dizaine de maisons ont été touchées par les incendies qui n’ont été circonscrits que tard dans la nuit. Si, fort heureusement, on ne déplore aucune perte humaine, c’est grâce à la mobilisation de tout un chacun. Cependant, dans cette commune de Aît Maouche, qui s’apprête à commémorer la date historique du 20 août et à célébrer la 7e édition de la fête de la figue, tout le monde s’interroge sur le pourquoi de cette série d’incendies dont l’origine criminelle ne fait guère de doute.

Par Djamel Alilat

La Kabylie est non seulement livrée à elle-même, au terrorisme, mais on l’a brûle pour ne plus exister. Vite que font les Kabyles intellectuels de salons parisiens, que font les grands commerçants kabyles en France, au Canada, aux Etas-Unis. Que pouvons-nous faire nous-mêmes petits grattoirs de papier.

Pouvons-nous faire au moins une collecte de moyens pour ces villageois dans la détresse. Je laisse ceci à l’ADN et au MAK pour mettre en place un local et un appel à la population.

Merci

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